Comment faire du marketing en commerce de détail avec la vidéo?
En montrant le produit en action, puis en remettant la bonne offre devant les gens qui l’ont regardé. Le marketing en commerce de détail a une contrainte que les services n’ont pas : le client veut voir l’objet, presque le toucher, avant d’acheter. La vidéo courte comble cette distance, et la publicité sociale pèse dans la décision. En 2025, 34 % des cyberacheteurs québécois ont fait un achat en ligne après avoir vu une publicité sur les réseaux sociaux, et cette part monte à 47 % chez ceux qui magasinent souvent sur leur téléphone (NETendances 2025, Académie de la transformation numérique, Université Laval).
Marcus Création Laser en est un bon exemple. Cet atelier de Victoriaville grave des verres et des objets promotionnels, notamment pour des restaurants et des entreprises. Dès le premier mois, il a obtenu 104 leads à 4 $ chacun, puis vu ses ventes multipliées par 10 (l’étude de cas de Marcus Création Laser).
Ce que Marcus Création Laser nous a appris
Le cas de Marcus montre qu’un petit atelier peut changer d’échelle quand le produit est filmé et mis devant les bonnes personnes. Son propriétaire le résume mieux que nous :
« Au départ, mon projet d’entreprise était quelque chose que je faisais à temps partiel, mais depuis que je travaille avec Evan, je vois enfin mon entreprise se concrétiser. Dès le premier mois, nous avons généré 104 leads à seulement 4 $ par lead. Aujourd’hui, on a multiplié nos ventes par 10. »
Marcus Création Laser, Victoriaville
Deux leçons en ressortent. D’abord, un produit sur mesure se vend par la demande : le client écrit, précise son logo ou son texte, et reçoit un prix. Ensuite, la distance n’est pas un obstacle. Victoriaville est au Centre-du-Québec, hors de notre région, et les résultats sont venus quand même. Notre page partout au Québec explique comment on travaille avec les entreprises éloignées.
Particulier ou entreprise : deux façons de vendre un objet
Le même produit ne se vend pas de la même manière à un particulier et à une entreprise.
| Vente aux particuliers | Vente aux entreprises | |
|---|---|---|
| Déclencheur | Une fête, un cadeau, un coup de cœur | Un événement, un cadeau d’employés, une image de marque |
| Ce que la vidéo montre | L’objet offert, la réaction de la personne | Le logo du client sur le produit, la quantité, la finition |
| Ce qu’on demande | Un achat ou un message | Une demande de prix avec quantité et date |
| Rythme de décision | Souvent rapide | Plus long, avec une approbation interne |
Chez Marcus, l’offre aux restaurants (des verres gravés au logo de l’établissement) relève de la deuxième colonne.
La démonstration vaut mieux que la photo
Une photo de produit dit « voici l’objet ». Une vidéo dit « voici ce qu’il fait pour vous ». Pour un commerce, trois plans font presque tout le travail :
- Le produit en train d’être fabriqué ou personnalisé. Le faisceau du laser qui fait apparaître un logo, la couture, l’emballage à la main. On regarde jusqu’à la fin pour voir le résultat.
- Le produit dans les mains du client. Le verre gravé sur la table d’un restaurant, le cadeau qu’on déballe.
- La personne derrière le comptoir. Le propriétaire qui explique pourquoi il fait les choses ainsi.
Quelques accroches de départ, à adapter : « Le logo de votre restaurant, gravé sur vos verres. Regardez le premier passage du laser. » « Un cadeau de fête des Pères qu’il ne trouvera dans aucun magasin. » « Vos cadeaux d’employés, gravés au nom de chacun. » Ces vidéos vivent aussi en organique, en Reels Instagram, entre deux campagnes.
Le calendrier d’un commerce qui vend des objets
| Période | Occasion | Exemple de contenu |
|---|---|---|
| Janvier et février | Saint-Valentin | Personnalisation pour couples, commande avant une date limite |
| Avril et mai | Fête des Mères | Le produit offert, la réaction filmée |
| Juin | Fête des Pères, fin de l’année scolaire | Cadeaux pour papa et pour les enseignants |
| Septembre et octobre | Cadeaux corporatifs | Le logo d’une entreprise sur le produit, délais de production |
| Novembre | Vendredi fou et Cyberlundi | Offre limitée dans le temps, rappel aux gens qui ont déjà regardé |
| Décembre | Temps des fêtes | Dernières dates de commande, cartes-cadeaux |
Les événements promotionnels pèsent de plus en plus : 54 % des cyberacheteurs québécois ont acheté lors d’au moins un d’entre eux en 2025, contre 46 % en 2024 (NETendances 2025).
Reciblage, catalogue et message direct
La première vidéo fait connaître le produit. La vente arrive souvent au deuxième contact. On garde donc en mémoire les gens qui ont regardé une bonne partie de la vidéo, et on leur montre ensuite une offre précise : un prix, une date limite, un modèle populaire.
Pour une boutique en ligne avec un inventaire varié, le catalogue Meta montre à chaque personne les articles qu’elle a consultés. Pour un atelier qui fait du sur-mesure, une demande par message ou par formulaire convient mieux. On monte ces deux approches dans le cadre de nos campagnes publicitaires sur Facebook et Instagram.
Acheter local : un atout, pas une stratégie
Être d’ici aide, mais ne suffit pas. Selon NETendances 2025, 55 % des cyberacheteurs du Québec ont acheté auprès de marchands québécois en 2025, mais seulement 10 % y ont consacré la majorité de leurs dépenses en ligne. Le drapeau sur l’emballage ouvre la porte; le produit, la vidéo et l’offre font la vente.
Pour juger vos campagnes, regardez d’abord le coût d’une demande, puis la part des demandes qui deviennent des commandes, et enfin le rendement en ventes. Chez Marcus, une demande coûtait 4 $ : le chiffre utile, c’est ce que rapportait chaque commande qui en sortait. Un commerce aux marges serrées a besoin d’un rendement plus élevé qu’un atelier qui vend du sur-mesure avec une bonne marge. Le calcul complet est expliqué dans notre guide sur le rendement publicitaire (ROAS).