Une agence de Québec peut-elle faire votre marketing à Montréal?
Oui, à condition d’être franc sur ce qui se fait de loin. Comme agence de contenu vidéo et de publicité sociale, on s’occupe d’ici de la stratégie, du montage, de vos campagnes sur Facebook, Instagram et TikTok, puis du suivi de chaque demande. Seules les images exigent une présence : soit on vient filmer une journée entière, soit vous filmez en suivant nos consignes au téléphone.
Le marché, lui, est énorme. La région de Montréal compte 2 172 259 habitants en 2025, dont 1 915 366 dans la ville elle-même (Institut de la statistique du Québec, 2025). C’est aussi là que se trouve près d’un emploi québécois sur quatre : 24,8 % en 2025 (Statistique Canada).
Nous n’avons pas encore de client montréalais publié. Pour juger du travail à distance, voyez plutôt Victoriaville : en un seul mois, Marcus Création Laser y a récolté 104 demandes à 4 $ l’unité dès sa première campagne.
Les chiffres de Montréal qui changent une campagne
| Repère montréalais | Valeur | Effet sur vos publicités |
|---|---|---|
| Densité | 4 362 habitants au km² sur 498 km² (ISQ, 2025) | Un rayon de quelques kilomètres contient déjà un public complet |
| Français, première langue officielle parlée | 58,4 % de la population de l’île en 2021 (Statistique Canada) | Une partie de votre clientèle vit surtout en anglais ou dans une autre langue |
| Bilinguisme français-anglais | 56,4 % dans la région métropolitaine en 2021, contre 46,4 % au Québec (Statistique Canada) | Beaucoup de gens comprennent les deux langues : le ton compte plus que la langue |
| Migration vers les autres régions | Perte nette moyenne de 33 797 personnes par année de 2019 à 2024 (ISQ) | Une partie de vos anciens clients habite maintenant Laval ou la Rive-Sud |
| Chômage | 8,0 % en 2025 (moyenne québécoise : 5,6 %, Statistique Canada) | Plus de candidats disponibles, donc plus de tri à faire |
L’économie montréalaise repose à 87,8 % sur le secteur tertiaire (Statistique Canada, 2025). La finance, les assurances, l’immobilier, la gestion de sociétés et les services professionnels sont ceux qui y contribuent le plus (portrait socioéconomique de Montréal, 2025). Pour une agence de publicité, cela veut dire beaucoup de commerces et de services qui se disputent la même attention, souvent dans le même pâté de maisons.
Le français d’abord, l’anglais en complément
À Montréal, la question de la langue arrive dès le premier appel. La règle est simple : une entreprise qui annonce au Québec doit offrir ses publications en français, y compris les mots affichés à l’écran dans une vidéo. Une version anglaise peut s’ajouter, à condition que le consommateur trouve la française sans chercher (Office québécois de la langue française, 2025). Ces obligations sont résumées dans notre aide-mémoire sur ce que la loi exige d’une publicité sociale au Québec.
En pratique, une campagne bilingue se prépare au tournage, pas au montage. On écrit les scripts en français, on décide quelles scènes se passent de paroles, et on prévoit des sous-titres ou une deuxième prise pour la clientèle anglophone. Une vidéo qui montre le produit plutôt que de l’expliquer voyage mieux d’une langue à l’autre.
Cibler une rue, pas toute l’île
La densité de Montréal permet un ciblage très fin. Un café du Plateau n’a aucune raison de payer pour être vu à Dollard-des-Ormeaux, qui compte à lui seul 50 426 habitants (ISQ, 2025). Pour une publicité commerciale, on dessine donc des rayons serrés autour de votre adresse, ou autour des quartiers où vivent vos clients actuels.
Les ponts jouent aussi. Une entreprise de rénovation qui travaille à Longueuil et à Laval peut viser les deux rives. Un commerce de quartier, lui, a intérêt à rester sur l’île, et parfois sur trois ou quatre quartiers seulement.
Les offres d’emploi suivent une autre logique. Pour toute annonce d’emploi diffusée au Canada, Meta exige une zone de 25 km de rayon ou plus, et retire le choix de l’âge et du genre du public (Meta, 2026). Autour du centre-ville, une telle zone englobe déjà Laval et Longueuil. Impossible donc de réserver une offre de cuisinier aux seuls résidents d’Hochelaga.
Recruter quand les candidatures abondent
Avec un chômage de 8,0 % en 2025 et de 8,1 % au deuxième trimestre de 2026 (Statistique Canada), Montréal pose un problème différent de celui de la Chaudière-Appalaches ou de la Montérégie. Trouver des candidats y est moins difficile; trouver le bon parmi cent candidatures prend du temps.
C’est là qu’un questionnaire de présélection rapporte le plus. Disponibilités, permis de conduire, expérience précise, quartier de résidence : quelques questions intégrées au formulaire Facebook suffisent pour que vous rappeliez d’abord les candidats qui cadrent. Le formulaire instantané fait gagner du temps des deux côtés, et c’est le même raisonnement qu’Evan applique aux demandes de soumission : à un budget de PME, il a constaté que seule la version instantanée produisait des demandes.
Trois exemples d’accroches pensées pour Montréal
Voici des pistes inventées pour l’exemple; aucune n’a tourné en publicité pour un client.
- Le quartier dans la première seconde. « Villeray, votre nouveau comptoir à lunch ouvre à deux coins de rue du métro Jarry. » Pour un restaurant, nommer le quartier et un repère connu arrête le pouce mieux qu’un logo.
- Une vidéo qui se passe de mots. Les mains de l’artisan, le produit fini, le prix à l’écran en français. La même vidéo sert ensuite deux publics, avec une légende française et une légende anglaise.
- Une offre d’emploi tournée sur le plancher. Un employé de Rosemont qui montre son quart de travail en 30 secondes, puis trois questions de présélection. Le candidat voit le vrai poste, et vous ne recevez que des gens qui l’ont vu.
Travailler avec Montréal depuis Québec
Concrètement, la première conversation a lieu par téléphone ou en visioconférence. On y précise votre offre, vos quartiers et votre public, en français, en anglais ou les deux. Ensuite, deux chemins pour les images : une journée de tournage montréalaise planifiée serré, qui alimente vos comptes pendant des semaines, ou des prises faites par votre équipe sous notre direction à distance. Les frais d’un déplacement à Montréal sont établis au cas par cas.
Le reste se fait d’ici : le montage, la gestion des campagnes et la transmission de chaque demande dès son arrivée. Notre page partout au Québec explique ce modèle de travail pour les entreprises situées loin de la capitale. Le jour où un premier client montréalais acceptera qu’on publie ses chiffres, ils apparaîtront ici.
Sources
- Portrait socioéconomique de Montréal, gouvernement du Québec (données de l'ISQ et de Statistique Canada, 2025)
- Le bilinguisme français-anglais au Canada : tendances récentes après cinq décennies de bilinguisme officiel, Recensement en bref, Statistique Canada, juin 2023
- Alors que le français et l'anglais demeurent les principales langues parlées au Canada, la diversité linguistique continue de s'accroître au pays, Le Quotidien, Statistique Canada, 17 août 2022
- Estimations de la population des municipalités de 25 000 habitants et plus, Institut de la statistique du Québec (mise à jour du 14 janvier 2026)
- Médias sociaux : guide pour les entreprises, Office québécois de la langue française (2025)
- Special Ad Categories, documentation de la Marketing API, Meta