Une agence de Québec peut-elle faire le marketing d’une entreprise des Laurentides?
Oui. Une agence marketing pour les Laurentides n’a pas besoin d’avoir pignon sur rue à Saint-Jérôme pour diffuser vos publicités auprès des bons ménages. Chez Axio Média, tout ce qui ne demande pas de caméra se fait depuis Québec : stratégie, montage, réglage des campagnes Facebook, Instagram et TikTok, transmission des leads. Pour les images, deux options : une visite d’une journée qui alimente plusieurs semaines de publications, ou vous filmez au téléphone pendant qu’on vous dirige de vive voix.
Le marché vaut l’effort. Les Laurentides comptent 679 190 habitants, au quatrième rang des 17 régions administratives pour la population (ISQ, 2025). Leur revenu disponible par habitant, 40 128 $, est le plus élevé des régions en 2024, au-dessus de la moyenne québécoise de 38 426 $ (ISQ).
On vous le dit d’emblée : aucun client des Laurentides ne figure encore dans nos études de cas. Le seul exemple chiffré qu’on peut offrir hors de notre région se trouve au Centre-du-Québec : l’atelier de gravure Marcus Création Laser, à Victoriaville, a obtenu 104 demandes à 4 $ l’unité pendant son premier mois.
Les Laurentides en six chiffres pour planifier une campagne
| Indicateur | Donnée | Conséquence pour votre publicité |
|---|---|---|
| Population | 679 190 habitants en 2025 (ISQ) | Un bassin assez vaste pour segmenter par secteur |
| Revenu disponible par habitant | 40 128 $ en 2024, 1er rang des régions (ISQ) | Des ménages capables de financer des travaux ou des loisirs |
| Arrivées d’autres régions | Gain net moyen de 7 924 personnes par année de 2019 à 2024 (ISQ, 2025) | De nouveaux propriétaires qui cherchent encore leurs fournisseurs |
| Construction | 9,7 % des emplois (2025); Québec : 7,0 % (Statistique Canada) | Beaucoup d’entrepreneurs se disputent les mêmes chantiers |
| Population rurale | 27,4 %, contre 18,1 % au Québec (portrait régional, 2026) | Hors de la couronne, chaque rayon touche peu de gens |
| Chômage | 4,2 % (2025), plus bas que les 5,6 % de l’ensemble du Québec (Statistique Canada) | Le recrutement exige d’aller chercher des gens déjà en poste |
Ces données viennent du portrait socioéconomique des Laurentides publié par le gouvernement du Québec. La plus parlante, pour un entrepreneur, est celle des arrivées : une famille qui vient d’acheter à Mirabel ou à Saint-Colomban n’a pas encore de couvreur, de paysagiste ou de restaurant préféré. Elle les découvre souvent dans son fil.
Une région, deux publics à cibler
Les Laurentides ne forment pas un seul marché publicitaire. Au sud, près de Montréal, se concentre la population : Saint-Jérôme (85 160 habitants), Mirabel (68 471) et Blainville (61 739) sont les trois villes les plus peuplées de la région (ISQ, 2025). Plus haut le long de l’autoroute 15, de Saint-Sauveur à Mont-Tremblant, la densité baisse et l’économie suit le rythme des visiteurs et des chalets.
Une même campagne peut donc devoir parler à deux publics très différents :
- Les résidents permanents de la couronne. Jeunes familles, propriétaires récents, travailleurs qui font la navette. On les cible par ville, avec des offres de services résidentiels ou de commerce local.
- Les villégiateurs. Ils possèdent un chalet dans les Laurentides, mais vivent souvent ailleurs la semaine. Pour un entrepreneur qui ouvre et ferme des chalets ou entretient des terrains, la publicité peut viser les villes où ces propriétaires habitent, avec un message qui nomme clairement le lac ou le secteur.
Le second public explique pourquoi une campagne limitée à un rayon autour de votre adresse rate parfois l’essentiel de vos clients. Pour l’entretien de terrains, notre page sur le marketing en entretien et paysagement présente un cas de Québec : Entretien BC y a déclaré 160 000 $ de ventes en échange d’un budget publicitaire de 2 500 $.
Le calendrier d’une entreprise des Laurentides
Dans le nord de la région, le chiffre d’affaires dépend de la saison bien plus qu’en ville. La publicité devrait suivre la même courbe : on investit avant les périodes fortes, pas pendant qu’elles battent leur plein et que votre équipe ne fournit plus.
- Avant l’hiver : écoles de ski, location d’équipement, restaurants près des pentes, déneigement des chalets.
- Au printemps : ouverture des chalets, quais, entretien de terrain, travaux extérieurs.
- Avant l’été : hébergement, activités nautiques, terrasses, pour lesquelles notre page sur les restaurants détaille l’approche.
- À l’automne : fermeture des chalets, isolation, toitures avant la neige.
Le tournage s’aligne sur ce calendrier. Filmer une terrasse en juillet donne les images de la campagne de mai suivant. C’est l’intérêt d’une journée regroupée : on capte en une visite assez de matière pour plusieurs semaines de publications.
Trois exemples d’accroches pensées pour les Laurentides
Ces exemples illustrent le genre de pistes qu’on testerait. Ils n’ont pas été diffusés et ne promettent aucun résultat.
- Pour un entrepreneur qui entretient des chalets. « Votre chalet du lac Supérieur passe l’hiver vide? Voici ce qu’on vérifie avant le gel. » La vidéo montre un vrai passage d’inspection, filmé au téléphone.
- Pour un commerce de Saint-Sauveur. Un plan fixe de la rue principale un samedi matin, puis le propriétaire qui présente un produit en moins de 15 secondes, avec les heures d’ouverture incrustées en français.
- Pour un entrepreneur de Mirabel. « Nouvelle maison à Mirabel? Ce que le constructeur n’a pas fait sur votre terrain. » Une accroche qui vise directement les nouveaux arrivants et mène à un formulaire de trois questions.
Le troisième format s’appuie sur un formulaire instantané, qui filtre les demandes dès leur arrivée : type de propriété, ville, échéancier. L’entrepreneur rappelle d’abord celles qui correspondent à son territoire.
Recruter dans les Laurentides avec la publicité sociale
En 2025, le chômage était de 4,2 % dans la région, sous la moyenne québécoise. Au premier trimestre de 2026, les employeurs des Laurentides affichaient 6 910 postes vacants, un taux de 2,8 %, identique à celui du Québec (Statistique Canada). Les candidats existent, mais beaucoup travaillent déjà.
Les règles de Meta compliquent l’affaire au nord. Chez Meta, toute offre d’emploi diffusée au Canada s’étend sur un cercle d’au minimum 25 km, et l’âge comme le genre sont exclus des critères (Meta, 2026). Autour de Mont-Tremblant, ce rayon englobe surtout des forêts et des lacs. On choisit alors plusieurs villes du corridor de la 15 et on compte sur une vidéo tournée avec vos employés pour donner envie de postuler.
La langue, elle, ne se négocie pas. Selon l’Office québécois de la langue française, une publication commerciale destinée au marché québécois doit être en français, y compris le texte placé dans une vidéo (OQLF, 2025). Une version anglaise peut s’ajouter pour la clientèle touristique, à condition que la française soit au moins équivalente.
Distance, visites et tournage : comment on s’organise
Nos rencontres passent surtout par le téléphone et la visioconférence, puisque l’équipe travaille de Québec. Le tournage, lui, se planifie selon votre projet : une journée regroupée sur place, ou un tournage que vous réalisez avec votre téléphone pendant qu’on vous dirige. Notre page sur le tournage et le montage vidéo explique ce qu’on prépare avant de filmer.
Pour voir comment on travaille avec des entreprises éloignées de Québec, lisez notre page partout au Québec et le cas de Marcus Création Laser, à Victoriaville.